Rodin et la danse au musée Rodin
Rodin et la danse au musée Rodin
Rodin et la danse au musée Rodin

On savait Rodin passionné de danse, grâce à l’exposition actuellement au musée Rodin à Paris, on comprend mieux quelles furent les influences et rencontres qui ont permis la création de séries de sculptures et dessins sur ce thème. Plus largement l’influence de la danse va imprégner l’ensemble de son œuvre.

L’exposition se structure autour de la série des 13 mouvements de danse réalisée en terre cuite, jamais exposée du vivant de l’artiste, ainsi que d’une cinquantaine de dessins. Elle présente également des photographies, des antiques qui viennent éclairer habilement un sujet central mais complexe dans l’œuvre de Rodin.
Ce que nous rappelle d’abord fort à propos cette exposition c’est que pour un homme de la génération de Rodin, vivant en europe dans un milieu bourgeois, la danse est avant tout un art mondain très codifié. Or, à partir de 1890, de nouvelles figures vont incarner le renouveau de la danse, notamment Hanako et Loïe Fuller.

Par ailleurs, Rodin va découvrir en 1900 lors de l’Exposition universelle de Paris les danseuses cambodgiennes qui vont le marquer fortement (à tel point qu’il les suivra pendant une partie de leur tournée !). En s’ouvrant à ces nouvelles cultures, Rodin va se passionner pour les danses folkloriques, orientales et la danse contemporaine. Sa rencontre avec Isadora Duncan va amplifier cet intérêt, particulièrement pour les danses antiques qui le rapprochent de son intérêt pour cette période qu’il collectionne par ailleurs.

Dans cette boulimie de danse, Rodin cherche à traduire la vie et son mouvement, les rapports de force, d’équilibre auxquels les corps en mouvement sont soumis.
L’exposition nous montre que Rodin, artiste à succès, reconnu et ayant de belles commandes, expérimente sans cesse, utilisant différents médiums, les mêlant. Ses techniques d’assemblages qui font partie de son vocabulaire plastique, trouvent ici une réelle justification et une liberté lui permettant d’exprimer le mouvement. On pourrait presque émettre l’hypothèse que c’est avec la danse que Rodin devient un artiste du XXe siècle…

Comme d’habitude l’exposition a lieu dans la chapelle, bâtiment annexe au musée, qui, bien que ne présentant pas que des avantages, s’adapte cette fois très bien à des œuvres pour la plupart de taille réduite.

Pour prolonger ce rapport de Rodin avec la danse, on peut noter une belle rencontre entre le musée et l’Opéra national de Paris qui a permis une série de photographies mettant en scène des œuvres de Rodin et la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot : série à retrouver notamment sur le compte Instagram du musée Rodin instagram.com/museerodinparis

Le site du musée Rodin : http://www.musee-rodin.fr/fr/exposition/exposition/rodin-et-la-danse